Exposition « Itinéraire d’un chercheur d’îles » de Jean-Jacques Lecoq (gravure et dessin)

Description

Jean-Jacques Lecoq a fréquenté l'Ecole des Beaux-Arts de Caen pendant plusieurs années en tant que candidat libre.

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Au cours de cette formation très classique, comme l'organisaient les programmes de cette époque, il a eu le bonheur de rentrer par hasard dans l'atelier de gravure. Ce fut une découverte… Les contraintes exigées par la technique de cet outil le passionnèrent. Il participait alors aux expositions de gravure de la Biennale de la ville de Bayeux et au Salon des artistes de Basse Normandie.
Depuis, il a entretenu le goût du noir et blanc, de la majesté des lumières crépusculaires et de l'attrait des formes obscures. Ensuite, il vécut vingt-cinq années outre-mer.
En Martinique, membre du groupe « Sans Titre », il a participé à des expositions collectives où il a présenté gravures, dessins, sculptures et peintures. L'objectif de cette association : faire comprendre l'art plastique en Martinique et produire des œuvres originales. Les travaux s'exprimaient dans une interrogation sur le nouveau rapport avec le réel par des manifestations cherchant à utiliser les
matériaux les plus divers. »
Son activité artistique fut oscillante en fonction du temps, de l'environnement et des motivations.
Les longs séjours outre-mer ralentirent son activité artistique mais enrichirent le terreau, lieu d'incubation des productions futures. Il a toujours dessiné... l'attrait de l'image et de la ligne. Le dessin a toujours été un journal intime et une façon d'être.
Avec le dessin, il jette la première trajectoire qui trace un large mouvement corporel sur lequel se charpentent les autres qui se multiplient et développent un ensemble cohérent qui invite une forme et un nom.
La gravure propose une démarche différente. L'image est déjà en tête et il faut la faire apparaître avec des outils qui exigent une technique où l'empreinte fait trace à l'imaginaire, à l'insolite et aux lueurs crépusculaires du noir et blanc.
Les dessins et les gravures aspirent à la représentation de l'agonie des formes : les désordres d'un système, lumière rasante aux con fins du rêve et de la réalité… Mais l'enchevêtrement des lignes invite à la proposition de nouvelles formes graphiques qui se devinent pour celui qui cherche une nouvelle image.
De retour en Métropole, il a continué à chercher une île où les formes n'ont de mot que l'encre et le papier. Il dessinait l'écheveau des lignes, épaisses ou ténues, fulgurantes ou lentes, droites ou courbes, qui organise peu à peu une écriture avec ses signes, d'où émergeait une forme sans mot qui appelle l'imaginaire.
La lumière et l'ombre, le blanc et le noir, le jour et la nuit se nouent autour d'un désir, source de l'émotion.
Entre la lutte et l'étreinte, entre la violence et le calme, entre la souffrance et le plaisir, entre le silence et le cri, la trace de l'enchevêtrement des lignes crée l'image d'un rêve étrange.
Attiré par de nouveaux paysages, il tenta la sculpture. Du verre rigide normalisé et fonctionnel à l'éclat brisé, il y a les signes d'une déstructuration violente mais non d'une destruction, car le regroupement des bris promet une nouvelle représentation. La trajectoire de la lumière devient multiple .Et des verres soudés à la masse translucide d'un corps féminin naît l'association de forces opposées : la douceur à l'agressivité, la caresse à la coupure, le calme à la violence, l'alizé à la tempête.
Pour les surfaces peintes, la découverte de nouveaux matériaux l'a incité à rechercher de nouveaux supports : tissus collés, utilisation de résines où les formes sans mot sollicitent l'imaginaire du « regardeur ».
Membre d'associations parisiennes de graveurs, « Trace 2000 », « La taille et le Crayon », « Croqu-Vif », il a participé à des Biennales de Gravure à Paris en 2006 et 2008, au Mondial de l'Estampe et de la gravure originale à Chamalières en 2006, à l'Exposition 21x21 de « Graver Maintenant » à Rueil Malmaison, à « Euro Estampe 2007 » à Lorient, au Japon à l'occasion du « 48th Annual Japan
Print Society Exhibition », à Cadaques pour les « Mini Print internacional » 2010 et 2014.
Au SIAC à Marseille, 5ème Salon international d'Art Contemporain, il exposa des dessins de grand format à la plume et à l'encre de Chine ainsi que des sculptures et des peintures. Au Salon des Plasticiens « Couleurs du Sud » à Montpellier, dessins grand format et sculptures.
Quelques expositions individuelles à la » Galerie Phocéa » à Marseille en 2005, à la Galerie de Sidhe à La Ciotat et à la Galerie du Port, invité par la Municipalité en 2009 et 2010.
Après le départ de Jean-Jacques LECOQ, se sont succédé les invitations artistiques. Son oeuvre le fait revivre, sa mémoire est présente, son talent reconnu. Temps de deuil. Temps de souvenir. Temps de résurrection...
Diverses expositions hommage ont eu lieu à La Ciotat, à Six-Fours, à Lisle sur Tarn, à Sofia en Bulgarie, au Puy en Velay, au Palais de Bondy, à Lyon, en Lorraine, à Thionville, Paris, à Sanary...

Types

  • Culturelle

Thèmes

  • Arts plastiques / graphiques

Catégories

  • Exposition

Prestation

Services

Les animaux ne sont pas acceptés.

Tarifs

Gratuit

Ouverture

Ouvert du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h30, samedi et dimanche 14h-17h30. Fermé les lundis et jours fériés. Vernissage le samedi 16 février à 11h. Dialogue autour de l'artiste, le samedi 16 mars à 15h.
Du 16/02/2019 au 31/03/2019
  • Le MARDI
  • Le MERCREDI
  • Le JEUDI
  • Le VENDREDI
  • Le SAMEDI
  • Le DIMANCHE

Localisation

Exposition « Itinéraire d’un chercheur d’îles » de Jean-Jacques Lecoq (gravure et dessin)

Itinéraire

Coordonnées

Exposition « Itinéraire d’un chercheur d’îles » de Jean-Jacques Lecoq (gravure et dessin)

Batterie du Cap Nègre
Corniche de Solviou
83140 Six-Fours-les-Plages